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Métier

Travail de valeur égale — Boulanger / Boulangère (ROME D1102)

Mis à jour le 9 juin 2026Sous réserve des textes d'application
En bref : avec la transparence des rémunérations, le métier Boulanger / Boulangère se positionne sur des critères objectifs de « valeur égale » — compétences (dont comportementales), efforts, responsabilités, conditions de travail.
Sommaire
  1. Ce métier dans la nomenclature ROME
  2. Pourquoi ce métier doit être objectivé
  3. Les savoir-être ROME associés à ce métier
  4. Grille de valeur égale appliquée à ce métier
  5. Comportements observables
  6. Point de vigilance spécifique
  7. Recruter ce métier en transparence
  8. Cartographier ce métier avec PortraiScopie®
  9. Comparaisons et liens utiles

Ce métier dans la nomenclature ROME

Code ROME D1102 — « Boulanger / Boulangère », domaine « D11 - Commerce alimentaire et métiers de bouche » (D - Commerce, Vente et Grande distribution).

Pourquoi ce métier doit être objectivé

La valeur du boulanger ne se mesure pas au seul pain sorti du four. Elle réside dans la maîtrise d'un processus biologique vivant — la fermentation — que le professionnel ajuste en permanence selon la farine, l'hygrométrie et la température ambiante. Ce métier exige une lecture sensorielle fine de la pâte, une anticipation des temps de pousse et une coordination gestuelle dans un espace exigu partagé avec d'autres artisans.

Les savoir-être ROME associés à ce métier

Ces compétences comportementales, issues du référentiel ROME, font partie des critères d'appréciation de la valeur du travail. Elles gagnent à être décrites en comportements observables :

Grille de valeur égale appliquée à ce métier

Grille de valeur égale appliquée
FacteurExemples concrets
CompétencesConduite de fermentations longues (levain naturel, poolish, biga), façonnage manuel de pièces variées, cuisson réglée par type de produit et par sole, calcul des rendements boulangers, entretien et réglage des pétrins, diviseuses et façonneuses.
EffortsPort de charges répété (sacs de farine, pétrins, grilles de cuisson) ; station debout prolongée sur sol dur ; exposition à des écarts thermiques marqués entre le fournil et la chambre de pousse ; travail de nuit ou en horaires décalés qui pèse sur les rythmes biologiques.
ResponsabilitésGarantie de la constance des produits jour après jour, malgré la variabilité des matières premières ; responsabilité sanitaire complète de la fabrication, de la réception des farines à la mise en rayon ; gestion des quantités produites pour limiter les invendus tout en assurant la disponibilité.
Conditions de travailAmbiance de fournil : chaleur rayonnante des fours, farine en suspension, sols rendus glissants par l'humidité et les poussières ; travail dans un espace restreint où les déplacements croisés exigent une vigilance constante ; horaires débutant entre 2h et 5h du matin selon les organisations.
Savoir-êtreRigueur dans le respect des recettes et des temps de fermentation ; endurance physique et mentale pour tenir les cadences de nuit ; humilité face à un produit vivant qui peut réagir différemment d'un jour à l'autre ; esprit d'équipe dans un fournil où les gestes de chacun impactent le travail des autres.

Comportements observables

Pour objectiver ce métier, on décrit des actions concrètes et vérifiables plutôt que des qualités supposées :

Point de vigilance spécifique

Sous-évaluer ce poste, c'est méconnaître la pénibilité physique et la technicité sensorielle qui le composent, ce qui accélère les départs vers d'autres secteurs et rend le recrutement de plus en plus difficile. La rareté des profils capables de maîtriser la fermentation au levain accentue cette tension.

Recruter ce métier en transparence

L'offre d'emploi comporte une fourchette de rémunération et les dispositions conventionnelles pertinentes ; l'historique salarial du candidat n'est pas demandé. Au-delà de 50 salariés, le métier entre dans le périmètre des indicateurs d'écart par catégorie, selon le texte applicable.

Cartographier ce métier avec PortraiScopie®

Comparaisons et liens utiles

Questions fréquentes

Comment valoriser le travail de nuit dans la rémunération du boulanger ?
Le travail de nuit ouvre droit à des contreparties obligatoires, en repos ou en majoration salariale, selon les dispositions conventionnelles de la boulangerie-pâtisserie. Une analyse précise des horaires réels de l'équipe permet d'identifier les majorations applicables.
Quelle différence de valorisation entre un boulanger qui travaille au levain et un boulanger qui utilise des améliorants ?
La maîtrise du levain naturel mobilise des compétences supplémentaires en fermentation longue et une capacité d'adaptation accrue aux variations des farines. Ces exigences peuvent fonder un positionnement distinct dans la grille, sans qu'un écart chiffré puisse être affirmé de manière uniforme.
Ce métier peut-il être comparé à des postes très différents ?
Oui. La valeur égale compare des postes d'intitulés différents s'ils mobilisent un ensemble comparable de compétences, efforts, responsabilités et conditions de travail.
Quels savoir-être doivent être objectivés pour ce métier ?
Ceux que le référentiel ROME associe au métier, traduits en comportements observables plutôt qu'en qualités personnelles supposées.
Ce contenu constitue-t-il un conseil juridique ?
Non. Il s'agit d'une information générale, à jour à la date indiquée et susceptible d'évoluer avec les textes d'application. Vérifiez votre situation auprès d'un conseil compétent.
Sources et limites
Avertissement juridique

Information générale à jour au 9 juin 2026, fondée sur la directive (UE) 2023/970, son projet de loi de transposition et le Code du travail. Plusieurs paramètres (pourcentages, calendriers) sont fixés par des textes d'application à paraître. Ce contenu ne constitue pas un conseil juridique et doit être vérifié selon votre situation.

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