Transparence Salariale · un service Myrhmica
Convention

Transparence des rémunérations — Grands magasins et des magasins populaires du 30 juin 2000. Etendue par arrêté du 20 décembre 2001 JORF 19 janvier 2002. (IDCC 2156)

Mis à jour le 9 juin 2026Sous réserve des textes d'application
En bref : la transparence des rémunérations concerne les entreprises relevant de la convention Grands magasins et des magasins populaires du 30 juin 2000. Etendue par arrêté du 20 décembre 2001 JORF 19 janvier 2002. (IDCC 2156). Selon l'effectif, elle implique des fourchettes de salaire, des indicateurs d'écart F/H et des critères de rémunération objectivés — dont les compétences comportementales.
Sommaire
  1. Pourquoi cette convention est concernée
  2. Ce qui change selon l'effectif
  3. Points de vigilance dans Grands magasins et magasins populaires
  4. Exemples de critères objectivables
  5. Comment objectiver la valeur égale dans cette convention
  6. Checklist employeur
  7. Ce que PortraiScopie® peut aider à produire
  8. À explorer

Pourquoi cette convention est concernée

Cette convention couvre 545 établissements en France. Consulter le texte sur Légifrance.

L'IDCC 2156 identifie la convention « Convention collective nationale des grands magasins et des magasins populaires du 30 juin 2000. Etendue par arrêté du 20 décembre 2001 JORF 19 janvier 2002. », dans le secteur Grands magasins et magasins populaires. Les obligations de transparence s'appliquent par-dessus la grille de classification de la branche.

Ce qui change selon l'effectif

Obligations selon l'effectif (selon le texte applicable)
EffectifCe qui s'applique
Moins de 50 salariésFourchette de rémunération dans les offres d'emploi · pas de demande de l'historique salarial du candidat · droit du salarié à l'information sur les rémunérations moyennes ventilées par sexe.
50 à 99 salariésS'ajoute la déclaration annuelle des indicateurs d'écart (indicateur par catégorie tous les 3 ans) · information du CSE.
100 à 249 salariésS'ajoute l'information et la consultation du CSE · transmission de l'avis à l'autorité administrative · procédure de correction si écart injustifié.
250 salariés et plusS'ajoutent des obligations renforcées de négociation / plan d'action et un rapport d'analyse des écarts.

Points de vigilance dans Grands magasins et magasins populaires

Exemples de critères objectivables

Grille de valeur égale appliquée
FacteurExemples concrets
CompétencesConnaissance approfondie d’un univers produit (cosmétique, mode, maison), maîtrise des techniques de vente et de fidélisation, utilisation des outils de caisse et de gestion de stock.
EffortsStation debout prolongée, manutention de cartons et de portants, déplacements fréquents en surface de vente, gestes répétitifs d’encaissement.
ResponsabilitésTenue de caisse et contrôle des espèces, gestion d’un linéaire et des réassorts, animation d’une équipe de vendeurs, suivi des objectifs de chiffre d’affaires.
Conditions de travailHoraires décalés incluant le dimanche, amplitude lors des opérations commerciales, travail en ambiance sonore et lumineuse intense, contact permanent avec la clientèle.
Savoir-êtreCapacité à accueillir avec le sourire en toute circonstance, à désamorcer les tensions avec un client mécontent, à coopérer avec les équipes de réserve pour la mise en rayon.

Comment objectiver la valeur égale dans cette convention

La « valeur égale » s'apprécie sur quatre facteurs objectifs et non fondés sur le sexe : compétences (dont comportementales), efforts, responsabilités et conditions de travail. Relier la classification de branche à ces facteurs permet de documenter les écarts.

Savoir-être à cartographier en priorité

Plutôt que d'afficher les 16 savoir-être, concentrez-vous sur ceux qui structurent les postes de la branche :

Checklist employeur

Ce que PortraiScopie® peut aider à produire

À explorer

Questions fréquentes

Comment comparer la rémunération d’un vendeur en cosmétique et celle d’un vendeur en électroménager ?
Le texte applicable invite à utiliser les mêmes critères pour tous les postes. Les compétences produit spécifiques à chaque rayon sont documentées dans le critère « compétences », ce qui permet une comparaison objective.
Les primes sur chiffre d’affaires doivent-elles figurer dans l’analyse des écarts ?
Selon le texte applicable, la rémunération variable fait partie intégrante de la rémunération totale. Elle peut être rattachée au critère « responsabilités » si elle est liée à l’atteinte d’objectifs individuels ou collectifs.
Mon entreprise relève-t-elle bien de l'IDCC 2156 ?
L'IDCC applicable dépend de l'activité principale réelle de l'entreprise, pas seulement de son intitulé. En cas de doute, vérifiez votre convention via votre code APE et votre situation.
Comment relier classification de branche et valeur égale ?
La classification donne un cadre ; la valeur égale demande de vérifier que les écarts reposent sur compétences, efforts, responsabilités et conditions de travail, appréciés sans biais de sexe.
Ce contenu constitue-t-il un conseil juridique ?
Non. Il s'agit d'une information générale, à jour à la date indiquée et susceptible d'évoluer avec les textes d'application. Vérifiez votre situation auprès d'un conseil compétent.
Sources et limites
Avertissement juridique

Information générale à jour au 9 juin 2026, fondée sur la directive (UE) 2023/970, son projet de loi de transposition et le Code du travail. Plusieurs paramètres (pourcentages, calendriers) sont fixés par des textes d'application à paraître. Ce contenu ne constitue pas un conseil juridique et doit être vérifié selon votre situation.

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