Transparence Salariale · un service Myrhmica
Convention

Transparence des rémunérations — Optique-lunetterie de détail du 2 juin 1986. Etendue par arrêté du 15 octobre 1986 JORF 14 décembre 1986. (IDCC 1431)

Mis à jour le 9 juin 2026Sous réserve des textes d'application
En bref : la transparence des rémunérations concerne les entreprises relevant de la convention Optique-lunetterie de détail du 2 juin 1986. Etendue par arrêté du 15 octobre 1986 JORF 14 décembre 1986. (IDCC 1431). Selon l'effectif, elle implique des fourchettes de salaire, des indicateurs d'écart F/H et des critères de rémunération objectivés — dont les compétences comportementales.
Sommaire
  1. Pourquoi cette convention est concernée
  2. Ce qui change selon l'effectif
  3. Points de vigilance dans Optique-lunetterie de détail
  4. Exemples de critères objectivables
  5. Comment objectiver la valeur égale dans cette convention
  6. Checklist employeur
  7. Ce que PortraiScopie® peut aider à produire
  8. À explorer

Pourquoi cette convention est concernée

Cette convention couvre 13 517 établissements en France. Consulter le texte sur Légifrance.

L'IDCC 1431 identifie la convention « Convention collective nationale de l'optique-lunetterie de détail du 2 juin 1986. Etendue par arrêté du 15 octobre 1986 JORF 14 décembre 1986. », dans le secteur Optique-lunetterie de détail. Les obligations de transparence s'appliquent par-dessus la grille de classification de la branche.

Ce qui change selon l'effectif

Obligations selon l'effectif (selon le texte applicable)
EffectifCe qui s'applique
Moins de 50 salariésFourchette de rémunération dans les offres d'emploi · pas de demande de l'historique salarial du candidat · droit du salarié à l'information sur les rémunérations moyennes ventilées par sexe.
50 à 99 salariésS'ajoute la déclaration annuelle des indicateurs d'écart (indicateur par catégorie tous les 3 ans) · information du CSE.
100 à 249 salariésS'ajoute l'information et la consultation du CSE · transmission de l'avis à l'autorité administrative · procédure de correction si écart injustifié.
250 salariés et plusS'ajoutent des obligations renforcées de négociation / plan d'action et un rapport d'analyse des écarts.

Points de vigilance dans Optique-lunetterie de détail

Exemples de critères objectivables

Grille de valeur égale appliquée
FacteurExemples concrets
CompétencesRéfraction oculaire, prise de mesures et adaptation des verres correcteurs, maîtrise des logiciels de taillage, connaissance des matériaux de montures et des traitements de verres, lecture d'ordonnances médicales.
EffortsPrécision gestuelle pour le montage et l'ajustage des montures, station debout en surface de vente, sollicitation visuelle pour le contrôle qualité des verres, déplacements fréquents entre l'atelier et l'espace client.
ResponsabilitésConformité de la délivrance par rapport à la prescription médicale, sécurité visuelle du client, gestion du tiers-payant et des relations avec les mutuelles, responsabilité de la caisse et des stocks de montures.
Conditions de travailTravail en magasin avec luminosité contrôlée pour l'examen de vue, port de blouse professionnelle, exposition aux poussières de taillage en atelier, horaires incluant le samedi et les jours fériés commerciaux.
Savoir-êtreCapacité à vulgariser des notions optiques complexes pour le client, patience face aux essayages multiples, discrétion sur les données de santé visuelle, sens esthétique pour le conseil en monture.

Comment objectiver la valeur égale dans cette convention

La « valeur égale » s'apprécie sur quatre facteurs objectifs et non fondés sur le sexe : compétences (dont comportementales), efforts, responsabilités et conditions de travail. Relier la classification de branche à ces facteurs permet de documenter les écarts.

Savoir-être à cartographier en priorité

Plutôt que d'afficher les 16 savoir-être, concentrez-vous sur ceux qui structurent les postes de la branche :

Checklist employeur

Ce que PortraiScopie® peut aider à produire

À explorer

Questions fréquentes

Faut-il distinguer l'opticien diplômé du conseiller de vente dans la grille d'évaluation ?
La classification conventionnelle opère déjà cette distinction. Selon le texte applicable, l'employeur documente les écarts de rémunération entre ces deux catégories en s'appuyant sur la nature des actes accomplis, la détention du diplôme et les responsabilités en matière de santé visuelle.
Comment prendre en compte la polyvalence atelier-vente dans l'analyse des rémunérations ?
La polyvalence constitue un critère objectif de valorisation. L'employeur peut tracer le temps passé en atelier et en surface de vente pour chaque collaborateur, afin de justifier les éventuelles différences de rémunération par la diversité des compétences mobilisées.
Mon entreprise relève-t-elle bien de l'IDCC 1431 ?
L'IDCC applicable dépend de l'activité principale réelle de l'entreprise, pas seulement de son intitulé. En cas de doute, vérifiez votre convention via votre code APE et votre situation.
Comment relier classification de branche et valeur égale ?
La classification donne un cadre ; la valeur égale demande de vérifier que les écarts reposent sur compétences, efforts, responsabilités et conditions de travail, appréciés sans biais de sexe.
Ce contenu constitue-t-il un conseil juridique ?
Non. Il s'agit d'une information générale, à jour à la date indiquée et susceptible d'évoluer avec les textes d'application. Vérifiez votre situation auprès d'un conseil compétent.
Sources et limites
Avertissement juridique

Information générale à jour au 9 juin 2026, fondée sur la directive (UE) 2023/970, son projet de loi de transposition et le Code du travail. Plusieurs paramètres (pourcentages, calendriers) sont fixés par des textes d'application à paraître. Ce contenu ne constitue pas un conseil juridique et doit être vérifié selon votre situation.

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