Code ROME C1102 — « Conseiller / Conseillère en assurances », domaine « C11 - Assurance » (C - Banque, Assurance, Immobilier).
La valeur du conseiller en assurances repose sur une double compétence rare : analyser des situations patrimoniales complexes tout en rendant intelligibles des mécanismes contractuels denses. Chaque dossier mobilise une capacité d'écoute fine pour cerner des besoins parfois non exprimés, couplée à une rigueur juridique qui engage la protection financière du client sur le long terme. L'autonomie de prospection et la responsabilité du devoir de conseil, dont la traçabilité écrite conditionne la validité des garanties souscrites, distinguent ce métier d'une simple fonction commerciale.
Ces compétences comportementales, issues du référentiel ROME, font partie des critères d'appréciation de la valeur du travail. Elles gagnent à être décrites en comportements observables :
| Facteur | Exemples concrets |
|---|---|
| Compétences | Maîtrise du Code des assurances et des conventions de place pour adapter les clauses contractuelles aux situations individuelles ; capacité à lire un bilan patrimonial et à croiser les régimes obligatoires avec les couvertures complémentaires. |
| Efforts | Veille réglementaire permanente intégrant les évolutions législatives et fiscales ; effort de reformulation pour traduire des notions techniques en langage clair lors de chaque entretien client. |
| Responsabilités | Engagement de sa responsabilité civile professionnelle sur chaque préconisation ; obligation de mise en garde formalisée par écrit, dont l'absence peut entraîner la nullité du contrat. |
| Conditions de travail | Alternance entre rendez-vous en agence, déplacements au domicile des clients et traitement administratif des dossiers ; pression des objectifs commerciaux conjuguée à l'exigence de conformité. |
| Savoir-être | Discrétion absolue face aux données patrimoniales et médicales ; posture de pédagogue patient face à des interlocuteurs parfois vulnérables ou en situation de stress financier. |
Pour objectiver ce métier, on décrit des actions concrètes et vérifiables plutôt que des qualités supposées :
Sous-évaluer ce poste expose l'employeur à un turnover élevé dans un métier où la relation de confiance avec le portefeuille clients se construit sur plusieurs années. Le départ d'un conseiller entraîne fréquemment la perte des contrats associés, car le lien personnel prime sur la marque employeur.
L'offre d'emploi comporte une fourchette de rémunération et les dispositions conventionnelles pertinentes ; l'historique salarial du candidat n'est pas demandé. Au-delà de 50 salariés, le métier entre dans le périmètre des indicateurs d'écart par catégorie, selon le texte applicable.
Information générale à jour au 9 juin 2026, fondée sur la directive (UE) 2023/970, son projet de loi de transposition et le Code du travail. Plusieurs paramètres (pourcentages, calendriers) sont fixés par des textes d'application à paraître. Ce contenu ne constitue pas un conseil juridique et doit être vérifié selon votre situation.