Transparence Salariale · un service Myrhmica
Convention

Transparence des rémunérations — Entreprises du bureau et du numérique – Commerces et services du 15 décembre 1988. Etendue par arrêté du 14 décembre 1989 JORF 30 décembre 1989. (IDCC 1539)

Mis à jour le 9 juin 2026Sous réserve des textes d'application
En bref : la transparence des rémunérations concerne les entreprises relevant de la convention Entreprises du bureau et du numérique – Commerces et services du 15 décembre 1988. Etendue par arrêté du 14 décembre 1989 JORF 30 décembre 1989. (IDCC 1539). Selon l'effectif, elle implique des fourchettes de salaire, des indicateurs d'écart F/H et des critères de rémunération objectivés — dont les compétences comportementales.
Sommaire
  1. Pourquoi cette convention est concernée
  2. Ce qui change selon l'effectif
  3. Points de vigilance dans Bureau et numérique – Commerces et services
  4. Exemples de critères objectivables
  5. Comment objectiver la valeur égale dans cette convention
  6. Checklist employeur
  7. Ce que PortraiScopie® peut aider à produire
  8. À explorer

Pourquoi cette convention est concernée

Cette convention couvre 8 663 établissements en France. Consulter le texte sur Légifrance.

L'IDCC 1539 identifie la convention « Convention collective nationale des entreprises du bureau et du numérique – Commerces et services du 15 décembre 1988. Etendue par arrêté du 14 décembre 1989 JORF 30 décembre 1989. », dans le secteur Bureau et numérique – Commerces et services. Les obligations de transparence s'appliquent par-dessus la grille de classification de la branche.

Ce qui change selon l'effectif

Obligations selon l'effectif (selon le texte applicable)
EffectifCe qui s'applique
Moins de 50 salariésFourchette de rémunération dans les offres d'emploi · pas de demande de l'historique salarial du candidat · droit du salarié à l'information sur les rémunérations moyennes ventilées par sexe.
50 à 99 salariésS'ajoute la déclaration annuelle des indicateurs d'écart (indicateur par catégorie tous les 3 ans) · information du CSE.
100 à 249 salariésS'ajoute l'information et la consultation du CSE · transmission de l'avis à l'autorité administrative · procédure de correction si écart injustifié.
250 salariés et plusS'ajoutent des obligations renforcées de négociation / plan d'action et un rapport d'analyse des écarts.

Points de vigilance dans Bureau et numérique – Commerces et services

Exemples de critères objectivables

Grille de valeur égale appliquée
FacteurExemples concrets
CompétencesArchitecture de systèmes d'information, développement full-stack, administration de bases de données, maîtrise des ERP et CRM, certification éditeur, gestion de projet méthode agile.
EffortsConcentration prolongée sur écran en résolution de code ou diagnostic, déplacements fréquents chez les clients pour les ingénieurs d'affaires, pression des délais de mise en production.
ResponsabilitésSécurité des données clients et conformité RGPD, engagement de niveau de service (SLA) sur les contrats de maintenance, gestion de budget projet et reporting.
Conditions de travailAstreintes et interventions nocturnes ou week-end pour les maintenances critiques, télétravail hybride avec autonomie de gestion, open space et bruit ambiant en centre de services.
Savoir-êtreCapacité à vulgariser une solution technique devant un client non informaticien, réactivité en situation d'incident critique, curiosité pour maintenir sa veille technologique à jour.

Comment objectiver la valeur égale dans cette convention

La « valeur égale » s'apprécie sur quatre facteurs objectifs et non fondés sur le sexe : compétences (dont comportementales), efforts, responsabilités et conditions de travail. Relier la classification de branche à ces facteurs permet de documenter les écarts.

Savoir-être à cartographier en priorité

Plutôt que d'afficher les 16 savoir-être, concentrez-vous sur ceux qui structurent les postes de la branche :

Checklist employeur

Ce que PortraiScopie® peut aider à produire

À explorer

Questions fréquentes

Une certification Microsoft ou Cisco peut-elle expliquer un écart de rémunération ?
Les certifications éditeurs attestent d'un niveau de compétence technique vérifiable. Selon le texte applicable, elles peuvent être retenues comme un critère objectif de différenciation dans l'analyse des rémunérations, au même titre que l'ancienneté ou le niveau de classification.
Comment prendre en compte l'astreinte de maintenance dans l'analyse des écarts ?
L'astreinte constitue une sujétion particulière qui pèse sur certaines fonctions techniques. Sa documentation peut reposer sur les plannings d'intervention, les contrats de travail et les dispositions conventionnelles relatives à la rémunération des périodes d'astreinte.
Mon entreprise relève-t-elle bien de l'IDCC 1539 ?
L'IDCC applicable dépend de l'activité principale réelle de l'entreprise, pas seulement de son intitulé. En cas de doute, vérifiez votre convention via votre code APE et votre situation.
Comment relier classification de branche et valeur égale ?
La classification donne un cadre ; la valeur égale demande de vérifier que les écarts reposent sur compétences, efforts, responsabilités et conditions de travail, appréciés sans biais de sexe.
Ce contenu constitue-t-il un conseil juridique ?
Non. Il s'agit d'une information générale, à jour à la date indiquée et susceptible d'évoluer avec les textes d'application. Vérifiez votre situation auprès d'un conseil compétent.
Sources et limites
Avertissement juridique

Information générale à jour au 9 juin 2026, fondée sur la directive (UE) 2023/970, son projet de loi de transposition et le Code du travail. Plusieurs paramètres (pourcentages, calendriers) sont fixés par des textes d'application à paraître. Ce contenu ne constitue pas un conseil juridique et doit être vérifié selon votre situation.

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