Code ROME H2102 — « Conducteur / Conductrice de ligne en industrie alimentaire », domaine « H21 - Alimentaire » (H - Industrie).
Conduire une ligne de production alimentaire, c'est orchestrer en temps réel l'interaction entre des équipements complexes et des matières premières vivantes dont le comportement varie selon la saison, la température ou le lot. Le conducteur de ligne absorbe l'incertitude des approvisionnements pour garantir un produit fini constant, tout en maintenant la cadence nominale. Sa valeur réside dans sa capacité à anticiper les dérives avant qu'elles ne produisent des rebuts.
Ces compétences comportementales, issues du référentiel ROME, font partie des critères d'appréciation de la valeur du travail. Elles gagnent à être décrites en comportements observables :
| Facteur | Exemples concrets |
|---|---|
| Compétences | Pilotage d'automates et d'interfaces de supervision (SCADA) pour le réglage des paramètres de température, pression, vitesse et dosage ; diagnostic de premier niveau sur les pannes mécaniques et électriques ; connaissance des diagrammes de fabrication et des points critiques HACCP de la ligne. |
| Efforts | Déplacements fréquents sur toute la longueur de la ligne pour contrôler visuellement les points de transformation ; interventions physiques pour débourrer un convoyeur ou ajuster un guide en cours de production ; tension cognitive liée à la surveillance simultanée de plusieurs indicateurs et alarmes. |
| Responsabilités | Responsabilité de la stabilité du process et de la conformité du produit aux spécifications tout au long du quart ; décision d'arrêt de ligne en cas de dérive critique avec impact direct sur le rendement matière ; garantie de la traçabilité ascendante et descendante des lots transformés. |
| Conditions de travail | Ambiance thermique élevée à proximité des fours ou des cuiseurs, combinée à des zones réfrigérées ; exposition au bruit continu des machines et aux projections de matières grasses ou humides ; travail en horaires postés incluant les nuits, week-ends et jours fériés. |
| Savoir-être | Réactivité face à une alarme de dépassement de température critique ; communication précise avec l'équipe de maintenance pour décrire le symptôme observé ; calme dans la gestion des redémarrages après un arrêt imprévu. |
Pour objectiver ce métier, on décrit des actions concrètes et vérifiables plutôt que des qualités supposées :
Une sous-évaluation de ce poste conduit à un turn-over qui prive l'entreprise de la connaissance intime de sa ligne, accumulée par l'expérience des dérives saisonnières et des comportements spécifiques de chaque équipement. La perte de cette mémoire de process se traduit par une augmentation des rebuts et des arrêts non programmés.
L'offre d'emploi comporte une fourchette de rémunération et les dispositions conventionnelles pertinentes ; l'historique salarial du candidat n'est pas demandé. Au-delà de 50 salariés, le métier entre dans le périmètre des indicateurs d'écart par catégorie, selon le texte applicable.
Information générale à jour au 9 juin 2026, fondée sur la directive (UE) 2023/970, son projet de loi de transposition et le Code du travail. Plusieurs paramètres (pourcentages, calendriers) sont fixés par des textes d'application à paraître. Ce contenu ne constitue pas un conseil juridique et doit être vérifié selon votre situation.