MyrhmicaTransparence Salariale
Convention

Transparence des rémunérations — Commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire du 12 juillet 2001 (IDCC 2216)

Mis à jour le 9 juin 2026Sous réserve des textes d'application
En bref : la transparence des rémunérations concerne les entreprises relevant de la convention Commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire du 12 juillet 2001 (IDCC 2216). Selon l'effectif, elle implique des fourchettes de salaire, des indicateurs d'écart F/H et des critères de rémunération objectivés — dont les compétences comportementales.
Sommaire
  1. Pourquoi cette convention est concernée
  2. Ce qui change selon l'effectif
  3. Points de vigilance dans commerce de détail et gros alimentaire
  4. Exemples de critères objectivables
  5. Comment objectiver la valeur égale dans cette convention
  6. Checklist employeur
  7. Ce que PortraiScopie® peut aider à produire
  8. À explorer

Pourquoi cette convention est concernée

Cette convention couvre 22 848 établissements en France. Consulter le texte sur Légifrance.

L'IDCC 2216 identifie la convention « Convention collective nationale du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire du 12 juillet 2001 », dans le secteur commerce de détail et gros alimentaire. Les obligations de transparence s'appliquent par-dessus la grille de classification de la branche.

Ce qui change selon l'effectif

Obligations selon l'effectif (selon le texte applicable)
EffectifCe qui s'applique
Moins de 50 salariésFourchette de rémunération dans les offres d'emploi · pas de demande de l'historique salarial du candidat · droit du salarié à l'information sur les rémunérations moyennes ventilées par sexe.
50 à 99 salariésS'ajoute la déclaration annuelle des indicateurs d'écart (indicateur par catégorie tous les 3 ans) · information du CSE.
100 à 249 salariésS'ajoute l'information et la consultation du CSE · transmission de l'avis à l'autorité administrative · procédure de correction si écart injustifié.
250 salariés et plusS'ajoutent des obligations renforcées de négociation / plan d'action et un rapport d'analyse des écarts.

Points de vigilance dans commerce de détail et gros alimentaire

Exemples de critères objectivables

Grille de valeur égale appliquée
FacteurExemples concrets
Compétencesgestion des approvisionnements et des stocks, maîtrise des outils de commande, connaissance des gammes et des rotations, CACES pour les caristes
Effortsmanutention de palettes et cartons, déplacements constants en surface de vente ou en entrepôt, port de charges lourdes en réserve
Responsabilitéstenue du compte d'exploitation du rayon, management d'une équipe de vendeurs ou de préparateurs, respect des normes d'hygiène et de sécurité alimentaire
Conditions de travailtravail en froid négatif, horaires décalés ou de nuit pour la mise en rayon, bruit des engins en entrepôt, amplitude horaire étendue
Savoir-êtreréactivité face aux ruptures et aux flux clients, sens du service, rigueur dans la gestion des dates et de la traçabilité

Comment objectiver la valeur égale dans cette convention

La « valeur égale » s'apprécie sur quatre facteurs objectifs et non fondés sur le sexe : compétences (dont comportementales), efforts, responsabilités et conditions de travail. Relier la classification de branche à ces facteurs permet de documenter les écarts.

Savoir-être à cartographier en priorité

Plutôt que d'afficher les 16 savoir-être, concentrez-vous sur ceux qui structurent les postes de la branche :

Checklist employeur

Ce que PortraiScopie® peut aider à produire

À explorer

Questions fréquentes

Comment traiter les écarts entre un employé de mise en rayon de nuit et un vendeur en journée ?
Selon le texte applicable, l'employeur peut documenter la pénibilité spécifique du travail de nuit, les contraintes physiques de la mise en rayon et l'absence de contact client, qui distinguent objectivement ces deux situations de travail.
Un manager de rayon doit-il être systématiquement mieux rémunéré qu'un employé avec ancienneté ?
Selon le texte applicable, la responsabilité du compte d'exploitation, l'encadrement d'équipe et la gestion des approvisionnements constituent des critères de différenciation qui peuvent être documentés indépendamment de l'ancienneté.
Mon entreprise relève-t-elle bien de l'IDCC 2216 ?
L'IDCC applicable dépend de l'activité principale réelle de l'entreprise, pas seulement de son intitulé. En cas de doute, vérifiez votre convention via votre code APE et votre situation.
Comment relier classification de branche et valeur égale ?
La classification donne un cadre ; la valeur égale demande de vérifier que les écarts reposent sur compétences, efforts, responsabilités et conditions de travail, appréciés sans biais de sexe.
Ce contenu constitue-t-il un conseil juridique ?
Non. Il s'agit d'une information générale, à jour à la date indiquée et susceptible d'évoluer avec les textes d'application. Vérifiez votre situation auprès d'un conseil compétent.
Sources et limites
Avertissement juridique

Information générale à jour au 9 juin 2026, fondée sur la directive (UE) 2023/970, son projet de loi de transposition et le Code du travail. Plusieurs paramètres (pourcentages, calendriers) sont fixés par des textes d'application à paraître. Ce contenu ne constitue pas un conseil juridique et doit être vérifié selon votre situation.

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